Natif d’Oran, Akim El Sikameya reçoit pendant seize ans une formation musicale au conservatoire de musique arabo-andalouse. En 1994, il fuit la guerre civile algérienne et s’expatrie à Marseille où il découvre une immense variété de cultures qui influeront intimement sur sa personnalité. Sa voix de haute-contre et son jeu de violon unique (debout, l’instrument appuyé contre sa cuisse) sont très vite remarqués par des producteurs et il sort son premier album, Atifa/Oumi (Le Mur du Son / Night&Day), en 1999. Son bagage musical et son charisme scénique lui permettent ensuite de jouer en première partie de chanteurs prestigieux tels que Noa ou Cesária Évora. Deux ans plus tard, il s’installe à Paris où il vit toujours. De ces expériences inoubliables est issue la musique d’Akim : métissée, libertine, vagabonde, elle exprime ses différentes conceptions du monde dans toute leur diversité.


Multiple, paradoxal, foisonnant, les mots ne manquent pas pour souligner la singularité de cet artiste pluriel. 
L’ensemble de son œuvre repose sur cette notion d’ambiguïté qui lui est chère : 
ses fondements arabo-andalous et son goût pour les musiques actuelles, sa voix androgyne
simultanément virile et féminine, ou encore ses influences musicales universelles. 
Ce qui fusionne ces diversités, c’est son besoin permanent de liberté et d’amour qui 
transparaît dans ses textes et dans ses projets culturels.
 En effet, Akim se consacre en parallèle de sa carrière à des actions culturelles dans le XXe arrondissement 
de Paris où il réside. En tant que directeur artistique des Noubas d’ici, il a organisé les soirées Parisiennes les plus tendences à la Bellevilloise qui permettent
 à de jeunes talents de se produire sur scène et de rendre l’art accessible à tous.


Le chanteur et ses quatre musiciens ont investi l’abbaye de Royaumont afin
 d’y réaliser son prochain album, "The Lovist Project" (titre provisoire). 
Enthousiasmé par l’acoustique de ce lieu chargé d’histoire, Akim a enregistré ses chansons dans les conditions d’un live
 au sein même de l’abbaye afin de reproduire la magie du tarab chère à la tradition arabo-andalouse. 
Entre patrimoine historique et modernité artistique, cet album s’inscrit pleinement dans la philosophie du "Lovist"
 du paradoxe et de l’ambigu pour le plus grand plaisir de nos oreilles. 
Akim a su s’imposer tout au long de son parcours comme un artiste d’exception tant par son talent créatif 
que par sa sensibilité musicale. 
Pour "The Lovist Project", rendez-vous alors fin 2020